[Mise à jour] 7 femmes accusent Michel Brûlé d'inconduites sexuelles et d'agression

Michel Brûlé est dans l'eau chaude : 7 femmes accusent le patron des Éditions des Intouchables et actuel candidat à la mairie du Plateau Mont-Royal d'inconduites sexuelles. Elles ont partagé leurs histoires avec Le Journal de Montréal

Sara-Emmanuelle Duchesne avait 27 ans lorsqu'elle a été engagée comme réviseure à la pige, il y a de cela une dizaine d'années. 

«Les bureaux étaient dans un local vitré sur Saint-Denis. Tout le monde pouvait voir à l’intérieur. Un jour, j’avais dû m’y rendre pour discuter d’un projet. Au moment de quitter les lieux, il m’a coincée sur le mur en angle avec la porte. Il a essayé de m’embrasser.»

Une autre ex-employée qui a travaillé pour lui entre 2005 et 2007 raconte des histoires qui donnent des frissons. Elle affirme que dans les partys, «il y avait toujours une séance de frenchage de force».

«Moi j’y échappais, je suis chanceuse. Et certaines fois où ça dérapait plus, il y avait des séances de montrage de pénis. Un moment donné, ça devient quasiment comme normal.»  

Une autre femme affirme : «Il s’assoyait sur les chaises des filles. Quand elles revenaient, il les assoyait sur lui (...). Il donnait des becs dans le cou, les taponnait, les massait. Il parlait des seins.»

Jill Côté, une écrivaine, a affirmé avoir porté une plainte criminelle ce matin contre Michel Brûlé, après la publication de l'article du Journal de Montréal.

«Il s’est assis sur une chaise à roulettes, il s’est lancé vers moi et m’a agrippé. Je l’ai repoussé, j’étais tétanisé, je m’accrochais à la rambarde de l’escalier. Ensuite il a ouvert sa chemise et m’a dit qu’il me publierait si je couchais avec lui. Puis, il s’est à nouveau jeté sur moi, cette fois en posant ses mains sur mon sexe et sur mes seins.»

Michel Brûlé rejette les allégations contre lui. Il juge n'avoir rien fait d'inapproprié en embrassant ses employées sur leur lieu de travail. Il avoue avoir embrassé l'une de ses employées sur la bouche à plusieurs reprises mais affirme qu'il s'agissait d'une blague.

«Il y avait du monde autour, c'était juste pour rigoler et on en riait. C'était pas comme si je l'avais prise dans un coin.»




Le «tsunami» Harvey Weinstein à Hollywood s'est littéralement transporté au Québec.

Le mouvement #moiaussi fait en sorte que plusieurs victimes d'inconduites sexuelles prennent maintenant la parole. Depuis, la vedette de la télévision Éric Salvail, l'homme d'affaires Gilbert Rozon et l'animateur de radio Gilles Parent ont été dénoncés.

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