Maltraitance animale : le producteur de «Mes vies de chien» se défend

Depuis la diffusion des images choc d'un chien maltraité captées sur le plateau de tournage de «Mes vies de chien» (A Dog's Purpose), la sortie du film fait beaucoup jaser.

Le producteur du long métrage, Gavin Polone, n'est pas d'accord avec les accusations des associations de défense de la cause animale.

«Savoir que je suis lié à une accusation de maltraitance envers un chien, ça me blesse, pour utiliser un euphémisme. Je n'ai jamais eu de relations plus solides dans ma vie que celles que j'ai partagées avec des animaux. L'amour des animaux définit mon existence, et c'est cet amour qui m'a permis d'adapter au grand écran le merveilleux roman écrit par Bruce Cameron sur le lien entre une personne et son chien.»

Le célèbre producteur se demande pourquoi celui qui a enregistré les images n'a pas tenté d'aider l'animal plutôt que de publier les images en ligne, quelques semaines avant la sortie du film.

«Pourquoi a-t-il gardé la vidéo pendant un an et trois mois avant de la rendre publique? S'il voulait protéger les animaux, n'aurait-il pas fait le nécessaire pour empêcher immédiatement que les personnes responsables continuent de faire cela sur d'autres tournages?»

 

Dennis Quaid

Amblin Entertainment/Universal Pictures

 

Bruce Cameron, l'auteur du livre qui a inspiré le film «Mes vies de chien», a également réagi.

«Le chien n'était pas terrorisé et n'a pas été jeté dans l'eau. J'ai vu des séquences d'Hercules plus tôt dans la journée en train de sauter dans la piscine. Quand on lui a demandé de faire la cascade de l'autre côté de la piscine, ce à quoi il n'était pas habitué, il n'a pas voulu le faire. L'erreur a été d'essayer de tremper le chien dans l'eau pour lui montrer que tout allait bien.

L'eau n'était pas un problème pour lui, c'était l'emplacement, et le chien a fait la cascade avec plaisir quand il a pu la faire à l'endroit originel. Je n'ai pas non plus aimé quand Hercules a eu brièvement la tête sous l'eau, mais il y avait un plongeur et un dresseur dans la piscine pour le protéger. Il adore l'eau, il n'était pas en danger, et ça ne l'a pas traumatisé.»

 

 

Une chose est certaine, peu importe les conditions de tournage, aucun animal ne devrait être forcé à faire quelque chose contre son gré pour les besoins d'un film.

Suite à toute cette controverse, la première du film a été annulée, il y a quelques jours. «Mes vies de chien» sera tout de même à l'affiche partout le 27 janvier prochain.

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