Il est possible d'aimer Michael Jackson ENCORE PLUS

Mes hommages. GRAND DIEU. Serait-ce là le printemps qui se tient au-dessus de la bouche d'aération pour faire onduler sa robe à volants et t'aguicher l'espoir? Peut-être. Parce que la vie, comme le hot dog de Betty White,

OH.

... EST PLEINE DE SURPRISES.

OH.

C'est d'ailleurs dans la plus grande consternation que j'accueillais l'étonnante confidence de Russell Crowe (qui ne s'est pas vraiment confié à moi, mais plutôt à un journaliste bien coiffé de The Guardian), l'acteur aigri qui fait toujours des regards de gars qui semble avoir le dedans de la cuisse pris dans un piège à renard:

OH.  OH!  OH.

Attelez-vous. Apparence qu'à une certaine époque (L'ÉPOQUE OÙ SON CADAVRE GROUILLAIT ENCORE), Michael Jackson nourrissait une étonnante fascination pour, d'une part, les parcs d'attractions où l'on ne vieillit jamais et, d'autre part, pour Russell Crowe. Quelque chose de sain.

Les deux hommes ne se sont jamais croisés. N'ont jamais même échangé un regard ou correspondu avec le même pen pal. Mais Michael était loin de s'en faire avec ça. Le soir venu et ce, pendant deux ou trois ans - DEUX OU TROIS ANS - il repérait l'hôtel où Russell résidait pour un tournage, s'emparait de son téléphone-princesse et lui faisait des appels anonymes. Beaucoup d'appels. Comme ça. Pour l'exquis du geste.

OH.

Et lors desdits appels, Michael ne faisait pas que respirer fort en se mordillant le lipsil à la cerisette; il s'investissait: il racontait des petites blagues. DES BLAGUES. Comme celle-ci (évidemment, elle est meilleure en anglais avec Mr Walls. Parce que le M. Mur de ma traduction bancale ne gagnait sans doute pas beaucoup de rubans aux olympiades de son école): « Est-ce que M. Mur est là? J'aimerais parler à M. Mur. Il n'y a pas de Mur chez vous?? Ben alors; comment est-ce que le toit tient, han, HAN? » * Insérer un petit rire de souriceau avant un bruit de chanteur confus qui raccroche prestement * C'est qu'il s'agit là d'une blague que Michael a VRAIMENT murmurée à l'oreille de Russell et qui, selon ses confidences d'acteur à la paupière that doesn't give a shit, lui a déclenché un frisson tel que ses orteils furent violemment expulsées de sa sandale cocktail.

OH. Pourquoi Michael humidifait-t-il du faciès à la simple mention de Russell Crowe? Et pourquoi ces appels nocturnes? ET CES BLAGUES? Nous ne le saurons hélas jamais. Mais tout porte à croire que ce que Michael souhaitait par-dessus tout, c'est se rapprocher de Russell, qu'importe le prix des rubis. Regarder le tennis. Louer un cottage en bord de mer. Et surfer sur sa swirl de toupet d'homme austère pour toujours.

OUI.

La bise.
 

Commentaires