Entrevue: Marie-Ève Janvier nous dit tout sur la saison 6 de L’amour est dans le pré!

Ce n'est plus un secret pour personne: L'amour est dans le pré est LE petit plaisir coupable des Québécois! Puisque tout le monde attend avec hâte la sixième saison de la téléréalité, qui sera diffusée à l'hiver 2018 sur les ondes de V, j'en ai profité pour poser une tonne de questions à la sympathique animatrice de l'émission, Marie-Ève Janvier! Vous allez voir, fidèle à elle-même, Marie-Ève a été très généreuse dans ses réponses!

Quel bilan fais-tu de ta première expérience en tant qu’animatrice après plusieurs saisons à la barre de L’amour est dans le pré?

Ah, mon dieu! Un bilan des plus positifs. C'était effectivement l'une des premières fois où un réseau, un producteur (qui était Nancy Charest au départ), me faisait confiance à titre d'animatrice pour leader un show, en se basant simplement sur le fait qu’on «pensait que j’allais faire une bonne job». Ça a été une école incroyable pour moi aussi! Je n’ai jamais pris ce projet-là pour acquis et ça va un peu dans le ton de ce qu'est le show. T’sais, dans le sens où on réunit des gens et on souhaite que la magie opère, puis on espère que l'amour soit au rendez-vous... Bien, c'est un peu comme ça chaque fois que je le reçois quand on me dit que L’amour est dans le pré est de retour et qu’on me demande: «Ça te tente-tu encore de faire partie de l'aventure»? Chaque fois, c’est une surprise et un beau cadeau de la vie. J'ai la chance après six ans de ne plus avoir le syndrome de l'imposteur, chose que j'avais la première année et un peu durant la deuxième! Je suis quand même une chanteuse qui fait de l'animation et je pense que je vais toujours me sentir comme cela... mais aujourd'hui, je considère que L’amour est dans le pré, c’est super… Je peux parler au «je» et dire «mes agriculteurs», pis c'est comme si c'était NOTRE projet. Je sens que j'ai ma place!

Honnêtement, je ne sais pas quand ça va s'arrêter... je ne sais pas si j’arrêterai avant la fin de L'amour est dans le pré, mais en même temps, je ne suis pas à cette étape-là… Là, je suis dans l'excitation des tournages qui vont commencer dans quelques jours. Je suis excitée comme le premier jour d'école! 

Selon toi, qu’est-ce qui fait que L’amour est dans le pré est LA téléréalité qui forme le plus de couples solides, qui ont eu le plus de bébés et de demandes en mariage?

Les valeurs qui sont véhiculées dans l'émission! Si on réussit à avoir des gens qui fondent des familles, c'est parce que ces gens-là s'inscrivent pour les vraies raisons. L'amour est dans le pré a fait ses preuves mondialement. C'est une téléréalité qui connaît le succès dans bien des pays, pas juste au Québec. D’ailleurs, il y a un pays qui est rendu à sa 15e saison! Nous, nous sommes déjà rendus à la 6e, ce qui est très bien ici en télé. Il y a peu d'émissions de télévision qui survivent à une saison ou deux. La particularité de L'amour est dans le pré, c'est que plus les années avancent, plus les saisons se succèdent, et plus il y a de gens au rendez-vous; donc les cotes d'écoute sont meilleures et les données sont meilleures. L'amour est dans le pré fait partie des rares émissions qui progressent en évolution constante grâce aux participants qui sont vrais et intéressants et qui nous donnent un très bon show année après année. Moi, toute seule, avec de bonnes intentions, ça ne serait pas suffisant. Ça prend des agriculteurs/agricultrices, des prétendants/prétendantes de qualité!

Et des vaches (rires)!

Oui, des vaches (rires)! Tu ris, mais il y a 5 ans, L’amour est dans le pré faisait partie des premières émissions à montrer nos régions du Québec aussi. Cette émission nous montre autre chose que Montréal, elle nous montre nos régions du Québec, parce que c'est principalement ces gens-là qui l'écoutent. Il y a des citadins, c'est sûr, mais ce sont principalement des gens comme moi, qui ne viennent pas de Montréal. Puis, quand je me fais parler de L'amour est dans le pré, je me fais dire: «’Sont-tu cutes les agriculteurs! C’est-tu cute, y’ont des bébés! Moi aussi, je viens de la même place! Moi aussi, je viens de l'Abitibi, du Saguenay»! On est très attachés à l'endroit d'où on vient.
 

Fidjie et Ludovic J.

Fidjie et Ludovic J./L'amour est dans le pré


Quelles sont les statistiques des familles nées de l’émission?

Il y a 10 couples qui sont encore ensemble aujourd'hui! 12 bébés sont nés, et ce, juste pour les 3 premières saisons! Puis, il y a 2 bébés qui sont en route, ce qui devrait rendre le tout au total de 14. Je ne sais pas pour quelle date ils sont prévus ces bébés-là par contre… Il s’agit de Ludovic V. et Jennifer (qui avait déjà une petite fille), qui agrandissent la famille avec un autre enfant. Puis, Ludovic J. et Fidjie attendent leur tout premier enfant! Je ne connais pas le sexe des enfants à naître, ni la date d’accouchement.
 

L'amour est dans le pré


Est-ce que tu sais quand va avoir lieu le mariage d’Olivier et Chloé?

Aux dernières nouvelles, il serait prévu pour l'été prochain… mais par contre, je sais qu’ils étaient en construction sur la ferme et qu'ils y ajoutaient un bâtiment! Donc, ça risque peut-être de bouger, mais je pense qu’il est toujours question de l'été prochain. Je t'avoue que je n'ai pas de nouvelles tant que ça... Il faut vraiment que je pose des questions à mon producteur (rires)! Ce sont des gens qui ne nous appellent pas pour nous donner des nouvelles. Ils sont dans leur quotidien sur la ferme et ils ont beaucoup de travail. Mais je sais que dans ceux de l'année passée, 3 couples sont toujours ensemble et les 3 filles se sont installées chez leur agriculteur. Jusqu’à maintenant, ça va très bien!

Qu’est-ce que tu peux me dire sur la prochaine saison, qui va être présentée à l’hiver prochain?

C'est drôle, car ils viennent juste de terminer les rencontres avec les possibles prétendants/prétendantes. On est vraiment dans le processus où dans les prochains jours, ils vont déterminer quels agriculteurs et quelles agricultrices vont faire le show. Présentement, ils sont huit et leurs photos sont sur le noovo.ca. Ils ont rencontré tous les prétendants et toutes les prétendantes qui se sont inscrits, plus de 600 en tout! Je ne sais pas encore qui fera le show et je ne connais pas encore tous les paramètres de nouveauté qu'ils peuvent apporter. En même temps, la formule reste la même: on ne change pas une formule gagnante, mais c’est sûr et certain qu’avec les 5 ans de l’émission, que l'on a souligné en grand l'année passée avec la grande soirée au Manoir du Lac William, avec le souper et toutes les familles, il y a une espèce de boucle que la production avait envie de boucler aussi. Je ne suis pas dans la tête des producteurs et de V, mais j'ai comme un petit feeling qu'ils voudront apporter de petites subtilités en nouveauté cette année. Parfois, le changement est aussi au niveau de la réalisation, mais ça reste discret… Ce étant dit, le but, c'est tout le temps de s'améliorer et surtout de satisfaire les 800 000 personnes qui nous ont suivis à chaque épisode l'année dernière.

On remarque toujours un boute-en-train, quelqu'un de plus crunchy, à chaque saison... Qui va se démarquer cette saison, si on regarde le profil des 8 agriculteurs présentement?

La production donne des «qualités» aux concurrents pour nous donner une idée de leur personnalité! C’est drôle… Comme l'année où Luc nous sortait une expression après l'autre, la production avait cerné qu'il était comme ça, mais jamais elle n’avait pensé qu'il allait être AUSSI drôle! Il y a aussi eu Nicolas, qui venait de Québec: je pense que la production était semi-convaincue qu'il serait leur «Luc numéro deux». Finalement, il était gêné devant les caméras. Donc, ça n'a pas été ça pentoute pentoute!
 

L'amour est dans le pré

Jean-Christophe


Cette année, Jean-Christophe, on l’appelle «le footballeur» pour l'instant, puisqu’il est le sportif de la gang. Maxime, c'est «l'universitaire» et ça a l'air d'être notre p'tit intelligent! Marco, c'est «le grand frère» et le rassembleur qui prend tout le temps soin de tout le monde. Maude est la soeur d'un ancien participant de la saison 2, Jonathan, de Baie des Sables. Maude, on la voit dans la pub qui dit: «Tu sais, moi, tu vas bien plus me faire plaisir si tu me fais une ride de 4-roues que si tu me donnes une douzaine de roses». Tu vois déjà le genre de fille qu'elle est, ça a le mérite d'être clair! Pour l'instant, j'espère comme toujours qu'ils vont tous faire partie de l’émission. C'est excitant cette période-ci, où les tournages commencent, mais en même temps, il y a un petit moment triste, car certains ne vivront pas l'aventure. Il y en a quelques-uns qui ne le feront pas, mais en même temps, la beauté avec les réseaux sociaux, c'est que tu peux réussir à rejoindre du monde plus facilement qu'avant. Ça fait que pour en avoir vu des histoires où ça n'a pas fonctionné dans l'émission, ça a fonctionné après! Ben, je souhaite au moins que ceux qui ne feront pas le show pourront rencontrer d'autres personnes qui seront intéressées à les rencontrer. On laisse les lettres des prétendantes qui ont écrit, puis advienne que pourra...

L'amour est dans le pré

Maude/L'amour est dans le pré


Juste en jetant un coup d'oeil à leurs profils, as-tu déjà un petit coup de foudre dans les participants?

Mon dieu! Tu ne peux pas me demander ça (rires)! Je ne peux pas te répondre, je ne leur ai même pas donné la main encore! On ne s'est même pas dit «bonjour» et je ne les ai pas vus en vrai. Si je juge comme tout le monde avec la description de qui ils sont, je peux dire que j'ai un coup de coeur pour les filles, parce que des filles en agriculture, on n'en a pas eu beaucoup dans la dernière saison, pis ça n'a jamais été de grandes histoires d'amour. Julie, c'est la seule, avec Jimmy, puis elle a eu un parcours différent des autres aussi: elle a quitté l'aventure avant la fin des tournages parce qu'elle avait trouvé Jimmy. Alors les filles dans L'amour est dans le pré, les agricultrices, présentement, on est dûs pour une belle histoire d'amour qui dure jusqu'à la fin des tournages! Je souhaite bien fort qu'au moins une des deux filles fasse l'émission.

Connais-tu la destination voyage pour les gagnants?

Non, nous n'avons pas encore d’infos. Je ne suis même pas sûre que la production le sache!

Venant toi-même de la campagne, aurais-tu été tentée de participer si tu avais été célibataire?

C'est un mode de vie qui m'attire beaucoup, c'est un milieu qui me charme beaucoup, les agriculteurs me charment beaucoup. Je pense que j'aurais fait une bonne femme d'agriculteur, mais de là à m'inscrire à une téléréalité, je pense que, comme certains, ça m'aurait juste pris un petit verre de vin et des amies autour pour me dire «t'es pas game, t'es pas game». Ça m’aurait juste pris ça pour m'inscrire! J'ai beaucoup d'admiration pour eux et pour le courage qu'ils ont de s'inscrire et de venir à la télévision. En même temps, connaissant maintenant les secrets de ce qu'est L'amour est de le pré, je n'aurais pas de doute à m'inscrire à l'émission, parce que la production a un grand souci. Tout n'est pas parfait, c'est impossible de tout faire parfait, ça ne se peut pas... mais l'équipe a la volonté et le souci que les participants passent un beau moment dans l'aventure de L'amour est dans le pré. C'est très important pour tout le monde. Sachant ça aujourd'hui, je n'hésiterais pas à m'inscrire à l'émission.

Quel genre d'agricultrice serais-tu?

Je suis une travaillante, mais en même temps, j'aime beaucoup le rôle de la maman à la maison. Je suis une carriériste, mais en même temps, je suis une personne manuelle, j'aime mettre la main à la pâte. T'sais, quand il y a des travaux à faire à l'extérieur ou chez ma soeur, ma famille ou mes amies, je suis la première qui a les deux mains dans la terre. Je ne suis pas une princesse et je n'ai pas peur de me salir. J'aime faire des projets et je suis très manuelle. Cela fait que j'aurais été une bonne ouvrière sur une ferme et aussi bonne pour m'occuper de la maison, des enfants, de faire la popote. Souvent, la femme aide beaucoup sur la ferme et il y a toute cette portion-là qui s'occupe des jeunes aussi. J'aurais été très à l'aise avec ça aussi, cela fait partie de moi. Cependant, connaissant ce que je fais aujourd'hui comme métier, puisque je suis là-dedans, si je changeais de vie demain matin, ça me manquerait. C'est sûr.

Parlant d'enfants... Comment va la vie de maman avec bébé Léa?

Elle est rendue à 17 mois et c'est une petite fille merveilleuse. Elle est souriante et gentille, et elle évolue rapidement. On se le fait dire: «Tu vas voir, ça passe vite vite vite»! La vie passe déjà vite et mon bébé change de semaine en semaine. Hier, je la regardais marcher et il me semble qu'elle avait encore grandi, c'est fou! On le voit dans son linge. Un enfant, c'est aussi un bon marqueur de temps. J'ai beaucoup de repères maintenant, avec Léa. Je peux me dire qu'il ya 17 mois, j'étais à telle place, ou qu'à 3 mois, je faisais telle chose. Ça rappelle vite que l'on s'en va tous en évoluant et qu'il faut en profiter. Oui, c'est cliché, mais en même temps, moi, j'en profite pour embarquer dans plein de projets professionnels et pour dire «oui» à plein de choses, à de nouveaux défis, et ma fille me pousse à faire ça! Je me rends compte que si je ne le fais pas aujourd'hui, le temps avance, alors je suis mieux de l'essayer parce qu'un jour, je ne veux pas regretter de ne pas avoir essayé. C'est pour ça que je chante un petit peu moins ces temps-ci. Ce n'est pas mis de côté, mais c'est juste moins alimenté ces temps-ci... Je trippe à faire de la radio, de la télé, et je vais faire des chroniques dans le 7 jours. C'est plein de nouveaux défis pour moi que je me sens très privilégiée de pouvoir vivre. Et c'est en grande partie parce que je suis une nouvelle maman et que cela m'amène beaucoup plus de confiance en moi.

 

L'Isle aux coudres, on s'en vient! #showtime #babygirl #lea #familytime #maggielechien #labrador #petitesvacances #gratitude #breaujanvier @jfbreau

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Est-ce que c'est dans vos plans, à Jean-François et toi, d'agrandir la famille dans les prochaines années?

Oui, mais on n'est pas en mode action, «go, go, on fait des enfants»! T'sais, on était trois enfants chez moi et Jean-François a deux frères. Je n'ai pas connu ça, être un enfant unique. Mon pattern, c'est que ma fille connaisse ce qu'on a vécu. Moi, j'ai joué avec mon frère, et c'était mon premier ami et meilleur ami... J'aimerais que Léa vive ça aussi, mais à partir de là, on n'a aucun contrôle (rires) et on laisse aller les choses... Si la vie le veut, tant mieux, et sinon, on est déjà comblés avec Léa!

As-tu eu quelques craintes pour L'amour est dans le pré lorsque tu as appris qu'Occupation Double était de retour?

Ah, non, pas du tout! Au contraire, je pense qu'il y a de la place à la télé pour plein de dating shows. On est dans deux univers. Il n'y en a pas un meilleur que l'autre. On est juste très différents. Je ne pense pas que tu regardes OD pour la même raison que tu regardes L'amour est dans le pré, et vice-versa. Moi, je suis une fan de téléréalité et je suis une consommatrice de télévision... C'est sûr que je vais regarder OD (rires). Je vais faire partie de celles qui vont être bien intriguées de voir Jay Du Temple en tant qu'animateur et je trouve que c'est une très bonne idée de l'avoir mis à l'animation. Je ne suis pas convaincue par contre que toutes les filles qui se sont inscrites là veulent aller voir les autres gars... Elles veulent surtout voir Jay (rires)! Il est très gentil, intelligent et il représente bien l'évolution vers laquelle OD s'en va. Non, au contraire, je pense qu'il y a de la place pour des shows en masse à la télé!

Psssst! Pour toutes les photos du lancement de la nouvelle programmation de V, c'est par ICI!

L’amour sera encore au rendez-vous cet hiver avec le retour, pour une 6e
saison de L’amour est
dans le pré. La téléréalité qui a 10 couples durables et 12 bébés à son actif ne compte pas
s’arrêter là!

Marie-Ève Janvier

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