ENTREVUE: Rita Baga débarque à Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne!

Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne arrive ce soir dès 21h sur Crave!

Cette compétition télé est la version canadienne de la célèbre émission américaine RuPaul’s Drag Race

La télé-réalité nous permettra de suivre les plus talentueuses drag queens du pays alors qu'elle tentent de devenir la première superstar du drag au Canada!

Pour célébrer la grande première de Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne, je me suis entretenue avec l'une des participantes, la drag queen montréalaise Rita Baga.

Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne

Bell Média/Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne

Tu fais partie des 12 participantes de la toute première saison de Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne. Comment te sens-tu?  

« C’est un rêve de longue date que je croyais impossible à réaliser. Et là, maintenant, ça se réalise! Depuis que les premières images sont sorties et que j’ai vu la promo avec des extraits de nous sur l’émission, il y a eu un petit déclic et je me suis dit ‘OK! Ça se passe pour vrai!’ 

Je suis très excitée et j’ai hâte de voir. En fait, déjà quand on était sur le tournage, il y avait toujours le moment irréel où l’on se disait ‘Hey, on est sur l’émission culte de notre génération queer’, je suis dedans, je suis dans le casting. Mais là, de voir à l’inverse, ce que la caméra a capté, c’est capoté! »

Tu es une véritable fan de Rupaul’s Drag Race. Comment as-tu vécu l’envers du décor? As-tu eu des surprises? Comment ça s’est passé?

« Je suis une personne qui, en drag, a beaucoup confiance en ce qu’elle fait, et dans la vie de tous les jours est un peu plus réservée. 

Et c’était un peu ça qui m’inquiétait. Je me disais ‘Vais-je être capable de trouver ma place?’ Et tous les challenges, c’était annoncé que le format serait très similaire à la version originale. Souvent, quand on regarde l’émission, nous les drags, on s’en parle on se dit ‘Ah moi ce challenge-là, j’aurais été bonne. Celui-là, ça aurait été moins bon!’ Et là, finalement, de le vivre c’est complètement autre chose! C’est le temps de voir si ce que tu pensais s’applique ou si c’est autre chose. [...] Je suis rentrée dans la compétition en me disant que j’allais me battre pour ma ville, alors c’est ça mon mantra pour cette saison! »

Tu me parles de challenges, quelle est ta plus grande force en tant que drag?

« Je pense que ma force en tant que drag, c’est que je suis très réfléchie et à la fois très spontanée. Je peux me revirer de bord rapidement, si jamais quelque chose de produit. Ça vient entre autres de mon expérience avec Fierté Montréal et du fait que j’ai travaillé sur un festival. Quand tu travailles dans l’événementiel, je pense que tout peut arriver!

Je pense que ça m’a toujours bien servi pour la drag aussi : je suis toujours assez rapide sur mes talons! »

 

Est-ce que tu as aimé ton expérience en général?

« OUI! J’ai adoré ça! Et après ça, j'ai regardé la saison 12 de Rupaul’s Drag Race lorsqu’elle a commencé et je voyais tout l’envers du décor. Je me disais ‘OK, là ils se sont replacés. Là, ils ont fait ça’. Je comprenais ce qu’on ne remarque pas du point de vue externe avant de l’avoir fait. Je me revoyais vivre des moments à Canada’s Drag Race. Je vois ce qui est arrangé avec le gars des vues, comme on dit! » 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rita Baga, au moment d’annoncer que tu avais été sélectionnée à l’émission, tu as avoué sur Instagram que tu pensais que c’était impossible de voir une personne québécoise, francophone et trentenaire à Drag Race. Et tu as été prise!

Penses-tu que ton passage à Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne va inspirer d’autres gens à se lancer dans l’aventure?

« Je l’espère! Parce que c’est une version canadienne et le français fait partie de la culture canadienne! C’est sûr que le format est anglophone, donc pour quelqu’un qui ne parle pas du tout anglais, ça reste compliqué. Mais, pour l’avoir vécu, il n’y a pas un seul moment où je ne me suis pas sentie à ma place parce que j’étais francophone. C’est important d’en parler, si ça peut convaincre des gens à aller auditionner pour les prochaines années!

Et je me disais que, comme je suis dans la trentaine et ça fait plus de dix ans que j’en fais, je ne serais peut-être pas le premier choix non plus. [...] Généralement, les participants sont plutôt dans la vingtaine. »

Était-ce un défi, pour toi, de compétitionner dans une langue qui n’est pas ta langue maternelle? 

« Bien c’est sûr! Même si mon anglais est très bon car je travaille en français et en anglais depuis très longtemps. Il reste que la ‘switch’ n’est pas aussi rapide en anglais et c’est certain que je ne connais pas tout le vocabulaire anglais non plus. Par contre, je pense que si la production avait senti que je n’étais pas prête ou qu’eux n’étaient pas prêts au niveau de la langue, je n’aurais pas été choisie. Je pense que les efforts ont été mis des deux côtés. »

Tu es impliquée auprès de Fierté Montréal et dans la communauté depuis longtemps. Selon toi, qu’est-ce que Canada’s Drag Race va apporter dans l’univers LGBTQ2S+ à Montréal et au Québec?

« Je pense que d’avoir deux Montréalaises qui sont sur le plateau d’une des émissions les plus regardées, ça crée déjà un buzz! Les gens sont très contents et sont très fiers. Je ressens beaucoup d’appui. Pas seulement de mes collègues drags, mais je dirais, en général! Je sens que les Québécois, les francophones et les Montréalais sont très heureux d’avoir des gens de leur communauté dans leur émission.

Et au niveau canadien, le fait que l’émission sera diffusée à l’international nous rend très contents de voir que notre culture drag rayonne à travers le monde! Il y a une grande fierté! » 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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On s’amuse un peu : quelle vedette québécoise aimerais-tu voir en drag?

« Je dirais Denise Bombardier! Je pense que ça lui ferait du bien de voir que c’est un art comme les autres et non une perversion.

On a déjà eu Georges Laracque à la Fierté et c’était hilarant. Donc c’est sûr que quelqu’un qui a une certaine 'shape', un sportif, c’est drôle... j’imaginerais bien Georges St-Pierre! J’aimerais bien ça, ça me ferait plaisir de le voir de proche aussi! »

En terminant, par curiosité, qui est ta plus grande rivale dans Canada’s Drag Race: que la meilleure gagne ?

« Vous verrez! (rires) » 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Les trois juges permanents de la première saison de Canada’s Drag Race : que la meilleure gagne sont Brooke Lynn Hytes, une participante de la saison 11 de RuPaul’s Drag Race qui s’est rendue en finale, l’acteur Jeffrey Bowyer-Chapman et la mannequin Traci McKenzie. Chaque épisode sera animé par une célébrité invitée.

À voir dès ce soir, jeudi le 2 juillet, dès 21h sur Crave en anglais ainsi qu’en version originale avec sous-titres en français. De nouveaux épisodes seront disponibles le même jour à chaque semaine.

 

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