Étienne Boulay se confie sur les Naufragés de l'amour, la sobriété et Bell Cause pour la cause!

Quand il ne joue pas les cupidons sur une croisière, Étienne Boulay nous divertit à la télévision ou nous touche droit au coeur avec ses confidences, dans son livre comme sur les réseaux sociaux.

Entre tout ça, chaque année, l’ex-footballeur professionnel ouvre la conversation sur la santé mentale en tant que porte-parole de la journée Bell Cause pour la cause

Rencontre avec cette personnalité aussi inspirante qu’attachante...  

Karine Paradis

Parlons d’abord des Naufragés de l’amour : c’est hyper populaire à Canal Vie, les téléspectateurs adorent l’émission! Comment s’est déroulé le tournage de la saison 2 ?

« Les tournages sont terminés depuis quand même un petit bout de temps. On a tourné ça au mois d’octobre en Méditerranée. 

Les seuls tournages qu’on a eus au Québec, il y en a eu deux, c’est le hangar qui est l’équivalent du tapis rouge et le Que sont-ils devenus, les retrouvailles! 

Et là, tout ça est fait, maintenant ce n’est que de la promo... en fait, c’est le bout l’fun! On visionne les épisodes et le buzz est vraiment bon autour de l’émission. Je pense qu’on a été capables de monter la qualité d’un cran, que ce soit en termes d’images, de montage, de candidats. La trame narrative est vraiment l’fun!  »

À quoi ça ressemble lorsque les caméras arrêtent de tourner ? Peux-tu nous donner quelques secrets de plateau ou des potins croustillants ?

« C’est un énorme défi de production! On n’a pas le luxe d’avoir deux ou trois maisons dans lesquelles on peut garder les gars et les filles et déterminer précisément qui se voit quand, parce qu’une fois que les caméras finissent de tourner sur le navire, tout le monde peut se croiser et peut aller manger ensemble, faire des trucs. Donc, on doit rester au courant de tout ce qui se passe quand les caméras ont fini de tourner pour être capables de bien aligner la suite des choses et de déterminer comment on va jouer ça.  

Au début des tournages, on a une structure de base de l’aventure. Mais on doit continuellement l’ajuster, la réinventer, enlever des trucs, en ajouter d’autres... et tout ça de façon extrêmement précipitée! 

On tourne 'back à back' tous les jours. On va se lever vers 6 ou 7 heures, on déjeune rapidement et déjà on commence à tourner jusqu’à 21h. Puis après ça, on fait une réunion de production où l’on décortique ce qui s’est passé dans la journée. C’est un voyage extraordinaire, mais c’est de la job! »

 

Et c’est loin d’être un lieu de tournage ordinaire... 

« Vous comprendrez que sur un navire de croisière, une fois qu’on a visité Naples en Italie, par exemple, quand le bateau il quitte à 16h30, si tu as manqué de batteries ou tu as eu un pépin de tournage, il faut quand même que tu sois là à 16h30 pareil parce qu’ils n’attendront pas la petite troupe de Québécois qui ont manqué le bateau! Donc il n’y a aucune possibilité de tourner les mêmes scènes deux fois! 

C’est stressant, mais c’est excitant aussi et on a une production avec Zone 3 qui est phénoménale. On a un diffuseur à Canal Vie qui comprend notre réalité et pour moi, ça ajoute à l’excitation de participer à ce show-là! »

 

 

Et sans nous voler de punch, y a-t-il eu des anecdotes croustillantes sur le bateau ? 

« Je l’ai dit souvent, on a un groupe avec du caractère, particulièrement chez les filles! Et je dis ça avec beaucoup d’amour parce que je les apprécie tous et toutes! [...]

Il s’est passé des choses en dehors des ondes où les esprits se sont échauffés. Ils sont dans une espèce de bulle où ça va vite! Donc, le moindrement qu’on a quelqu’un qui, dans la vie, est habitué d’être en contrôle de ses moyens, en contrôle de sa routine. On leur demande d'atterrir dans cet univers-là... Parfois, il y a des réactions! Et des fois, il y a des mises au point à faire en dehors des ondes.

Il y a eu pas mal de mises au point entre la production et certaines candidates. Il fallait leur demander de nous faire confiance. Donc il y a eu des situations comme ça à gérer! »

Et toi, Étienne Boulay, aurais-tu un jour pensé animer une télé-réalité amoureuse sur un bateau de croisière?

(Rires) « Je peux te répondre à cette question de tellement de façons! 

Évidemment, c’est non!

Moi, tout ce que je voulais faire dans la vie, c’est jouer au football professionnel. Il y a exactement 10 ans, quand je soulevais ma deuxième coupe Grey, si tu m’avais dit ‘Hey Étienne, dans 10 ans tu vas animer une télé-réalité amoureuse sur les familles recomposées parce que toi-même tu vas être divorcé à ce moment-là’, je ne t’aurais pas cru! J’aurais dit ‘C’est donc bien un changement drastique de carrière!’ Je ne sais pas si j’aurais tripé d’entendre ça, alors qu’aujourd’hui, je suis tellement sur mon X! J’ai vraiment du fun! »

Étienne Boulay

CP Images/Paul Chiasson

Dans un autre ordre d’idées, la journée Bell Cause revient le 29 janvier 2020!  Parle-nous de ton rôle de porte-parole…

« Ce qui me fascine avec Bell Cause, c’est leur capacité à se réinventer chaque année!

Je suis le porte-parole, j’ai souvent raconté mon histoire. Il faut maintenant trouver une façon de parler de santé mentale et de bien-être d’une autre façon. Et la campagne cette année, sur les gros et les petits gestes, elle est parfaite! Je pense qu’elle vient rejoindre les gens, elle est touchante, elle est sincère, elle est adaptée à la réalité des gens et donne des exemples concrets sur les façons d’aider. Je suis très très fier d’être associé à ça! 

Je crois sincèrement que Bell Cause est l’élément déclencheur qui a fait qu’on parle autant de santé mentale maintenant. Ils ont créé un très très beau mouvement!  »

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Sur une note plus personnelle, tu as récemment célébré un anniversaire important : celui de ta sobriété. J’ose t’en parler comme tu as fait quelques publications sur le sujet sur les réseaux sociaux. Comment abordes-tu cela au quotidien ?

« Je pense avoir trouvé mon rythme et la vie est bonne! C’est un équilibre entre toujours se rappeler d’où l’on vient et où l’on ne veut plus retourner et avoir de la gratitude pour ce qu’on a aujourd’hui, en comprenant que ce que l’on a aujourd’hui, le bien-être qu’on vit et la réalité qu’on a, c’est à cause que je n’ai pas pris un verre aujourd’hui.

Dans mon cas, c’est de jongler avec ça à certains moments de la journée. 

La raison pour laquelle j’en parle sur les médias sociaux :  je reçois des tonnes et des tonnes de messages de gens qui souffrent, qui se posent des questions, qui s’inquiètent pour des proches, des gens qui vivent d’autres situations qui n’ont pas de lien avec la dépendance, mais qui tracent des parallèles entre les deux... 

Cet impact-là, je vois qu’il est réel, qu’il est palpable. Et c’est ce qui fait en sorte que  je continue de véhiculer le message. » 

 

« Après une période de sobriété, tu ne penses plus à l’alcool ou la drogue. Tu entres dans une période d’autoanalyse, de gestion des comportements, de voir venir les choses à l’avance.  Tout ce qui est préparation, force mentale, stratégie, objectifs, game plan, tout ça, ça me fascine. Et je peux vraiment appliquer toutes ces formules-là, comme je le faisais au football, dans ma vie personnelle.  »

Karine Paradis

En terminant, toi et Maïka Desnoyers avez récemment eu un deuxième bébé ensemble, la petite Livia! C’est donc le quatrième enfant de votre famille recomposée.

Comment arrivez-vous à jongler avec la famille et les projets professionnels? 


« Honnêtement, ça se passe vraiment bien, et ce, pour une seule raison : c’est que Maïka est une machine! Je lui dois beaucoup! Je suis dans une période professionnelle où j’ai encore envie de me réinventer. [...] Maïka me permet de le faire en paix d’esprit, parce qu’elle tient le fort à la maison. Elle est vraiment bonne avec le petit bébé!

C’est quand même compliqué, on revient de vacances avec les 3 qu’on a à la maison; je dis les 3 parce que j’ai un garçon à Boston et aux deux ou trois semaines je suis à Boston pour le voir. Mais on a 3 enfants à la maison à temps plein qui sont de 3 âges différents : 11 ans, 5 ans et 4 mois! Donc ce sont tous des besoins différents, une attention différente requise.

On jongle avec tout ça, c’est ultra-chaotique, mais on est rendus qu’on est bien dans le chaos! Et Maïka, c’est le pilier de la famille! »

Karine Paradis

Rappelons que la journée Bell Cause pour la cause aura lieu le 29 janvier prochain. 

Pendant 24 heures, Bell remettra 5 ¢ à des initiatives en santé mentale au pays pour chaque message texte, appel mobile et appel interurbain fait par un abonné du service Bell, chaque visionnement de la vidéo de la Journée Bell Cause pour la cause sur les médias sociaux, chaque tweet avec le mot-clic #BellCause et chaque utilisation du filtre Facebook et Snapchat.

Et pour regarder la nouvelle saison des Naufragés de l'amour, rendez-vous tous les mercredis dès 20h à Canal Vie, en rediffusion les vendredis dès 21h