Kim Clavel : «Si on ne me choisit pas pour affronter le jury, je me dis que c’est presque flatteur.»

Je crois que ça aurait été plus confortable pour moi que Camille soit au top 3 avec moi, parce que je sais qu’elle m’aurait sûrement choisi pour affronter le jury. Mais le choix revenait à François. Camille et moi on a eu une belle aventure ensemble. C’est drôle, on a commencé en tant qu’alliées, ensuite on s’est mises en danger l’une et l’autre. Il y avait le jeu et il y avait nous. Malgré le jeu, on a eu une belle chimie ensemble. Quand elle est partie, ça m’a vraiment rendue triste. Elle mettait une belle énergie dans la maison.

 

Je trouve ça cool d’être la fille dans le top 3. Ça en prenait une. Je suis dans un monde d’hommes dans ma vie en dehors d’ici. Je dois toujours me battre contre la discrimination, je dois toujours me battre pour l’honneur des femmes. C’est un honneur pour moi de représenter la gent féminine dans le monde de la boxe et maintenant en finale de Big Brother!

 

Je pense que si je me suis rendue ici, c’est à cause de mon alliance, mais aussi de ma personnalité. Je n’ai pas tout gagné, mais j’ai toujours fait de mon mieux. J’ai dû dire des mensonges et faire de fausses promesses, mais au-delà de ça, j’avais un bon discours dans la maison.

 

Notre «final 3», Jean-Thomas, François et moi, on y pensait depuis des semaines. En cours de route, on a eu des embûches, les autres ont voulu nous séparer. Quand j’ai su qu’on était le top 3, l’aspect individuel a embarqué. Une seule personne peut atteindre la finale.

 

Cette finale a commencé avec l’épreuve «Haltères et go». Dès que j’ai vu le challenge, je me suis dit que ça n’allait pas être facile, parce que François, il n’abandonne jamais. Oui je suis une boxeuse, mais je ne suis pas surhumaine. Je suis une fille de 5 pieds 1. J’ai tout essayé. J’ai été puiser tout ce que j’avais à l’intérieur. Mes petites mains ont juste lâché, déchiré, j’avais des ampoules en sang. J’ai été jusqu’au bout physiquement. Je n’ai pas de regrets sur ce point-là, mais j’étais déçue de ne pas avoir gagné. Gagner fait partie de ma personnalité, c’est dans ma nature. J’étais triste, mais une partie de moi était contente pour François. Le gars a 53 ans, il travaille fort.

 

L’épreuve mentale aurait été difficile pour nous trois parce qu’on a été trois poireaux dans la première version de «La maison infernale». On partait tous au même niveau. La dernière fois, j’étais boudeuse, j’ai mal parti mon parcours. Mais cette fois-ci, je me suis dit que je n’allais jamais abandonner. J’allais réfléchir, rester concentrée et ne pas me laisser aller dans la noirceur qui peut prendre toute la place dans mon cerveau. Dans le walk-in, j’ai compris rapidement qu’il manquait Varda et qu’on cherchait le chiffre 5, parce que c’est la semaine à laquelle elle est partie. Dans la cuisine, le nombre d’erreurs dans les photos de Marie-Mai ça n’a pas été trop compliqué non plus. La difficulté, ça a été dans la pièce de balado. Compter sans calculatrice, on dirait que je n’étais pas capable, je n’avais pas de logique. Chapeau à Jean-Thomas ! Il avait une bonne stratégie.

 

Deux défaites en deux jours, ça fait mal à l’orgueil. La dernière fois que j’ai perdue dans ma vie c’était en 2016. Ça m’a remis là-dedans. Mais bon, chaque chose qui arrive arrive pour une raison. Je sais que je vais sortir gagnante de cette aventure-là, peu importe.

 

J’ai échoué les deux premiers challenges, maintenant mon sort est entre les mains du vainqueur de l’épreuve ultime. Ma seule chance de me rendre devant le jury, c’est si cette personne me choisit. Je dois maintenant retravailler en équipe parce que je dépends d’eux. Je suis donc dans la salle d’attente de Big Brother jusqu’à la finale, en regardant mes deux acolytes que j’aime et que je déteste à la fois, parce qu’un des deux ira en finale. Je suis jalouse, mais ils le méritent amplement! Ça me stress de savoir qui va gagner. J’ai plus de chances si c’est François qui gagne, parce que je crois que je n’ai aucune chance de me rendre devant le jury si c’est Jean-Thomas le vainqueur du challenge ultime. Si on ne me choisit pas pour affronter le jury, je me dis que c’est presque flatteur. On choisit pour la finale la personne qu’on pense pouvoir battre. Ça pourrait mettre un baume sur ma tristesse s’ils ne me choisissent pas. Mais bon, advienne que pourra ! Je me dis que Marie-Mai n’a pas gagné Star Académie. C’est Wilfred qui a gagné, mais aujourd’hui Wilfred, personne n’en entend parler !

 

Le membre du jury le plus imprévisible pour moi c’est Geneviève ou Laurence parce que je ne les ai pas assez connues. Lysandre et Claude sont durs à cerner aussi. Je pense qu’ils vont plus se fier sur la «game», la personne qui a le mieux joué, la plus stratégique. Je trouve ça cool que le vote du jury soit axé sur le plaidoyer final et sur la «game» jouée tout au long de la saison. Je pense que Lysandre et Laurence vont voter en ce sens, mais je ne sais pas si elles voteraient pour moi nécessairement.

 

Mon meilleur coup dans le jeu, je pense que c’est quand je jouais sur les deux tableaux, parce j’étais avec Lysandre et Camille en alliance, mais je me faisais courtiser par Jean-Thomas. J’ai en profité pour ramener des infos des filles à Jean-Thomas et François et ça leur a prouvé que je voulais travailler avec eux, ça été payant pour la suite.

 

Mon pire «move», je pense que ça a été de voter contre Laurence. J’aurais aimé ça travailler avec elle, on était sur la même longueur d’onde. Cette semaine-là, si j’avais convaincu un autre joueur de voter pour elle, elle serait restée à la place de Kevin et ça m’aurait évité les problèmes que Kevin m’a posés plus tard dans le jeu.

 

C’est vraiment le fun de jouer à Big Brother. Au début, je n’étais pas bonne, je pleurais, je ne comprenais pas comment jouer. J’ai appris à jouer et j’ai pris un malin plaisir à spéculer, à mentir, à planifier. Ça fait partie du jeu et j’ai eu de bons professeurs en Jean-Thomas et François. Je me sentais une joueuse importante avec eux.

 

À certains moments, oui j’ai oublié le jeu. Ici, j’ai dit tout ce qui me passait par la tête. Quand tu aimes les gens autour de toi, tu te mets à oublier les circonstances. Dans les moments de gang, on se met à oublier où on se trouve, on rit, on chante avec la guitare de Maxime, on joue à des jeux, on se fait des soupers de groupe… Sortir de la «game», ça fait du bien, parce qu’on sait que quand la «game» embarque, c’est raide.

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