Maripier Morin se met à nue dans Mais pourquoi?

Maripier Morin n'a pas froid aux yeux. La preuve? Dans sa nouvelle série documentaire Mais pourquoi?, l’animatrice s’est mise dans des situations pas piquées des vers afin de comprendre le «pourquoi du comment»! Résultat? Maripier s’est plongée corps et âme afin d’explorer six univers atypiques, qui sont encore souvent perçus comme tabous dans la société: la nudité, le fitness, l’argent, la religion, les jeux vidéo et la parentalité. Pour mieux comprendre ce qui lui échappe, elle s’est retrouvée au cœur de ces réalités et a discuté sans filtre avec des experts et des gens qui en ont long à dire sur le sujet. Son but: trouver des réponses à ses questions!

Dès le 30 octobre à 21h sur Z, Maripier ouvre sa vie aux caméras de Mais pourquoi? et se lance dans le vide! En plus de participer à une compétition de fitness, de poser nue et de faire congeler ses ovules, l'animatrice mène de front des entrevues sans filtre sur ces thématiques. En prenant part à l’aventure, elle révèle une toute autre facette de sa personnalité!
 

Karine Paradis


Maripier, avec Mais pourquoi?, tu as eu envie de te mettre en danger et de faire des choses un peu folles et inusitées... Le moins qu’on puisse dire après avoir vu deux épisodes, c’est que tu carbures vraiment à l'adrénaline!

(Rires) J'avais envie d'aborder un sujet qui allait complètement me sortir de ma zone de confort et faire quelque chose de différent, avec un vrai questionnement et un fondement ancrés dans les choses devant lesquelles on est confrontés à tous les jours. Faire du variété, c'est le fun, jouer, c'est super, mais là, j'avais envie de faire quelque chose qui allait avoir un impact sur moi et ultimement, espérons-le, sur les autres. Je trouve qu'en 2019, le documentaire prend de plus en plus d'importance. Sur Netflix, tu vois, les shows qui ont le plus de succès, ce sont les séries documentaires. Au Québec, ça commence! Il y a eu Face à la rue qui a eu beaucoup de succès, Fentanyl: la menace, et j'avais le goût de me lancer personnellement là-dedans... et je suis vraiment contente de l'avoir fait!
 

Courtoisie Bell Média
 

Tu dis qu'il y a eu un avant-après Mais pourquoi? et tu confies ne plus être la même femme que l’an dernier… Parle-moi de la femme que tu es maintenant!

Je me suis lancée dans ce projet-là et je ne savais pas à quel point ça allait être difficile, à quel point ce serait prenant, à quel point j'allais être investie, le porter à bout de bras et y mettre tout mon coeur. Je ne pensais pas non plus évoluer autant par rapport aux sujets que j'allais explorer, que ma perception que j'avais de certains sujets allait autant changer par rapport aux intervenants auxquels je me suis adressé entre autres, ou aux gens que j'ai rencontrés. Le changement a été total. Après ça, la morale que j'ai retirée de tout ça, ça a vraiment été que tant que tu ne l'as pas essayé, que tu ne t'es pas véritablement mis les deux pieds dedans, tu ne sais pas! Tu ne connais pas la réalité des autres. Je trouvais ça le fun, à 32 ans, d'aller là et d'en profiter. J'avais besoin de ça je pense! Ça a été presque une évidence de faire ce show-là. Et effectivement, il y a eu un avant-après, mais c'est aussi qu'il y a eu une belle évolution... J'ai été confrontée à plein de choses, ça m'a fait réaliser des aspects de moi que je ne connaissais pas, sur la femme que je suis, mais ça a tout été du positif!
 

Courtoisie Bell Média


Dans l’épisode sur la nudité, tu as fait une Kate Winslet du Titanic de toi en posant nue pour des peintres! C’est quand même quelque chose...

Oui et c'est dur! Je suis sortie de là raquée (rires)! J'étais mal à l'aise au début, donc j'ai parlé pas mal pendant que les gens peignaient... Au bout de 15 minutes, j'ai arrêté par contre (rires)! D'ailleurs, je vous conseille à toutes de vivre ça un jour, parce qu'il y a quelque chose de... Bon, premièrement, je dis que c'est un peu comme de la méditation! Il y a quelque chose de très fort là-dedans. Souvent, quand on est avec nos amies, on se valorise entre amies. Mais, avec soi-même, on est d'une violence sans nom. On ne dirait jamais à une amie ce que l'on dit de soi. Je pense que dans l'art, il y a donc quelque chose de très beau aussi. L'oeil d'un artiste, c'est sa vision, c'est en haut d'où l'on est, et je pense qu'il y a quelque chose de sain et qui te raccorde aussi avec ton amour propre. Si vous avez la chance de le faire, faites-le. C'est vraiment une belle expérience, autant homme que femme. Mais je pense que les femmes, on est encore plus dures avec notre esthétisme et ce dont on a l'air, mais c'est un maudit bel exercice à faire. En plus, le résultat était tellement trippant à découvrir! Le peintre Cédric Taillon a réussi à créer une peinture de moi vraiment hallucinante en si peu de temps, très colorée, et avec une précision incroyable! Je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter!

Dans ce même épisode, tu te lances le défi de monter sur la scène d’un bar de danseuses et de faire du pole dancing. On t’entend d’ailleurs dire que tu as été trop loin et que tu as dépassé tes propres limites! Comment?

C'est que... oui, j’ai dansé, mais tu comprends que la réalité de ces filles-là, ce n'est pas ce que j'ai vécu, moi! Ça va au-delà de ça. Ça tombe dans la prostitution, les isoloirs... Le stage, c'est un showcase, pour après ça aller faire de l'argent dans les isoloirs, et c'est comme si j'avais eu accès à une espèce de parcelle de cette réalité-là, et ça m'a juste vraiment confronté à: «Est-ce que j'aurais été capable de faire ça?» La réponse est non, et je pense que c'est ça qui m'a autant rentré dedans. Parce que c'est une chose de monter sur un stage et de se dénuder, de danser et de se transformer en objet de désir pour l'homme, parce que c'est ça que tu deviens... dans l'objectification du corps de la femme... Moi, c'est là que j'ai trouvé que c'était dégradant, que je ME suis manquée de respect. Quand je dis que je suis allée trop loin, c'est que je trouve que je suis devenue cet objet-là de désir, que je me bats pour ne pas être, et qu'on se bat à ne pas être à tous les jours de notre vie. C'est comme si j'avais régressé le temps d'un moment, le temps d'une chanson. Et ça reste avec toi par la suite! C'est ça qui fait en sorte que tu chemines et que tu évolues.

Pour un film ou une série, ça se pourrait que je fasse quelque chose du genre, mais là, c'est dans un contexte contrôlé. Il n'y a pas des clients qui sont là et qui attendent pour voir de la peau, de la chair, des seins et des fesses... C'est là que tu te sens petite. Malgré tout, je suis quand même fière de l'avoir fait!
 

Karine Paradis
 

Dans l’épisode sur l’argent, tu as accepté de dévoiler ton salaire! On s’entend que ça va faire jaser!

J'ai l'impression, après avoir parlé avec plein de gens, que la nudité va peut-être choquer, mais l'argent reste le seul grand tabou qu'on a au Québec. Quand je dis à des gens, surtout du milieu, combien j'ai fait, la réaction est unanime: «t'es folle!!!»! Parce qu'on a vraiment un problème à parler d'argent au Québec. Si je vous demande d'emblée combien vous faites par année, me répondriez-vous? C'est rare. Les gens ne sont pas capables de dire des chiffres, ça les rend mal à l'aise. Au Québec, on ne parle pas d'argent: l'argent, ce n'est pas bon, c'est tabou, c'est caca... Encore plus quand tu es une fille! Encore là, on se bat avec le double standard. Aussi, il faut savoir que l’année 2018 a été énorme pour moi, j’ai travaillé comme une folle: je pense que j'ai fait 4 shows de télé, le Gala Artis, le film de Denys Arcand, j'avais 5 contrats de porte-parole... Donc, c'était une année où je n'ai fait que travailler et il faut aussi mettre ça en ligne de compte. Le chiffre est quand même assez élevé, mais ça reste que ça a été l'année où je n'ai pas eu de vie et que je n'ai fait que ça.

Dans l’épisode sur la parentalité, tu décides de faire congeler tes ovules et on te voit passer par une série de traitements et d'injections quotidiennes… c’est vraiment intense!

Intense tu dis? Mes ovules sont live à la télé (rires)! Ça fait longtemps, en fait, que j'avais pris cette décision de congeler mes ovules; il y a environ 4 ans. Finalement, l'horaire, la vie étant ce qu'elle est, je n'avais pas eu le temps. Et quand on s'est mis à parler des sujets que je voulais aborder, j'ai dit que je voulais faire ça. Je pensais aussi que ça allait être intéressant de le documenter, parce que... Tu as vu les chiffres là! C'est alarmant. Il y a de plus en plus de femmes qui ont recours à la fécondation in vitro, à la fertilisation. Et ça touche tout le monde, la parentalité, autant les hommes que les femmes. Je trouvais que c'était un sujet qui était SUPER riche... sans me douter que ça allait devenir ce que c'est devenu. J’étais loin de penser que ça pouvait être aussi bouleversant, complexe et coûteux. Je suis contente de lever le voile là-dessus. Quand je parle avec Véronique, quand elle dit qu'elle avait 8 embryons... Et que finalement, il n'y en avait qu'un seul qui était viable. Au Québec, on insémine des femmes avec des embryons qui sont non viables! Ça, c'est un maudit gros problème de société! Il faut que ça cesse. Et j'espère qu'il y a du monde qui va se faire taper sur les doigts quelque part, parce que ça n'a pas de maudit bon sens que l'on charge des femmes pour les inséminer avec des embryons qui sont non viables... et leur faire faire des fausses couches en série. En fait, de tous les épisodes, je me dis que si ÇA peut devenir un sujet d'actualité et qu'on se dise que ça n'a pas de sens... ce serait incroyable. Parce qu'il y a des tests qui se font partout ailleurs, sauf au Québec, pour savoir si les embryons sont viables... Il faut absolument que ce soit comme ça ici aussi, parce que ça n'a vraiment pas d'allure. On nous prend vraiment pour des connes... et pour des banques. On dit 12 000$ dans le documentaire, mais le vrai chiffre, c'est 16 000$ au total. Et c'est moi qui l'ai payé. Et je n'ai rien fait encore!
 

Karine Paradis
 

Depuis que vous avez dévoilé un aperçu de l'émission et que ta rupture a été ultra médiatisée, on remarque une contradiction dans les informations véhiculées dans les médias, concernant ta volonté d'avoir des enfants. Veux-tu la rectifier?

Ça n'a pas de sens! Ce que j'ai dit dans le Elle Québec, qui a fait en sorte que tout le monde dise que je ne voulais pas d'enfants, c'est que «j'ai le droit de ne pas en avoir si je ne souhaite pas en avoir». C'est à cause du titre des articles, parce que quand tu lis les articles, tu comprends que je ne sais pas si je souhaite ou non en avoir... Mais que je ne le sache pas, ça ne veut pas dire que je n'en veux pas! C'est ça qui me choque. Au début de l’épisode de la parentalité, je me pose la question et je ne le sais pas. À la fin, finalement, j'arrive à un constat qui est différent: «Ben oui, je pense que j'en veux, des enfants!» Je pense que je serais une maudite bonne mère en plus!
 

Karine Paradis
 

Est-ce qu’il va y avoir une suite?

Je ne sais pas. Il y a deux sujets que l'on n'a pas fait dans la saison 1, que j'aurais aimé que l'on explore. Je n'en parlerai pas tout de suite, car je ne sais pas si on va le faire. L'émission pourrait aussi se poursuivre dans un format qui passerait de personnes en personnes, d'animateurs en animateurs. Ça prendrait quelqu'un qui n'a pas peur! Sinon, je suis en brainstorming, à savoir si j'ai l'énergie et si ce serait aussi pertinent. Parce que là, les 6 sujets que j'ai faits, ce sont les 6 que je trouvais les plus riches et les plus denses, qui sont aussi des sujets qui touchent tout le monde, de près ou de loin. Ces 6 mois où j'ai fait ça, mais avec autres choses en parallèle, qui sont extrêmement prenants, chaque sujet représentait environ 5 semaines de tournage durant lequel j'étais 100% dans le sujet. Donc, je dirais que physiquement et psychologiquement, c'est colossal comme travail. Je ne sais pas si je suis prête à me relancer dans une aventure aussi prenante, mais je suis super fière de ce qu'on a fait.
 

Courtoisie Bell Média
 

«Ça a été long avant que les gens comprennent que c'était moi parce qu'avec le bronzage et le maquillage, j'étais moins reconnaissable. Même dans le public, les gens disaient: «elle lui ressemble!», sans se dire que c'était bel et bien moi. J'étais annoncée comme Maripier Morin, mais les gens se disaient que c'était une Maripier Morin qui ressemblait à Maripier Morin (rires)!»

Karine Paradis

Karine Paradis

Karine Paradis

Karine Paradis

Karine Paradis

Karine Paradis

 

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