Karine Vanasse explique ses propos concernant Sophie Prégent

La réaction de Sophie Prégent face aux allégations portées contre Sylvain Archambault n'a pas plu à de nombreux membres de l'Union des artistes, hier. 

Karine Vanasse a été la première à s'interroger sur la place de Sophie Prégent à la présidence de l'Union des artistes. Elle a écrit sur les réseaux sociaux : «Est-ce qu'un acteur/actrice encore actif peut, de facon impartiale, representer les autres membres UDA a titre de President et ce, en toutes circonstances?»

La comédienne s'est entretenue ce matin avec Émilie Perreault sur les ondes du 98,5 FM concernant son tweet qui a tant fait jaser hier. 

«Le but ce n'était pas de détourner l'attention des allégations qui ont été faites. Je vois les commentaires passer sur Twitter, je le pense moi aussi, je suis d'accord, ce n'est pas aux médias à servir de conduit pour que ces vérités-là sortent, mais en même temps, c'est la seule avenue qui enfin, semble possible, pour bien des gens.»

«Reprocher aux victimes de pas s'être plaint à l'UDA, le lien de confiance, il n'existait pas. Les "ah il est comme ça lui" que certains disent, que certains se font dire, c'est malheureusement plus de notre époque. Que notre présidente ait encouragé cette pensée-là avec certains propos, c'est inacceptable.»

Karine Vanasse dénonce la culture du silence qui règne dans le milieu artistique.

«Ce n'est pas normal de ne pas pouvoir se tourner avec confiance vers certains producteurs, vers notre union, vers certains agents, pour aller chercher une forme de protection assurée.»

«Je le fais autant pour la cause que pour moi. Moi, j'ai envie de continuer de l'aimer ce métier-là.»


Karine Vanasse était superbe lors de la première alors qu'elle portait V-FRANZ

Karine Paradis



Sophie Prégent a présenté ses excuses hier dans une lettre officielle partagée sur le site web de l'Union des artistes. Elle s'est adressée directement à l'acteur Marc-André Grondin, qui avait également remis en question son poste à l'Union des artistes.

«Chaque révélation est bouleversante. Chaque dénonciation mérite qu’on s’y attarde. Chaque fois, cela nous confirme que nous devons faire tout ce qui est possible pour défendre le droit des artistes et des artisans du milieu culturel de travailler dans un environnement respectueux et exempt de situations d’abus ou de harcèlement.

Il n’y a plus de place pour ce genre de comportement. Ce que je retiens de votre commentaire comme de tous les messages d’appuis que je reçois depuis des semaines, c’est que nous sommes tous d’accord là-dessus. Et je vous assure que je reste tout aussi déterminée à ce que les choses changent, et à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour y arriver. Encore une fois, Monsieur Grondin, si j’ai dit quelque chose ce matin qui a pu être interprété par vous ou d’autres comme un manque de compassion, je m’en excuse sincèrement.
»  

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